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Grottes et Abris-sous-Roche Français et Espagnols


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Sincères remerciements pour cette traduction d'anglais à français à Anyasun.


magdalenian map Sites magdaléniens dans les Pyrénées. En Dordogne, seuls les deux sites les plus connus ont été indiqués. Le contour des 1.000 mètres est signalé.

1. Isturitz, 2. Duruthy et les sites voisins, 3. Labastide, 4. Enlène, 5. Les Trois Frères, 6. Le Tuc d'Adoubert, 7. Le Mas d'Azil, 8 Le Portel, 9. La Vache, 10. Les Eglises, 11. Fontanet, 12. Les sites de Laugerie, 13. La Madeleine.

Photo: Secrets of the Ice Age d'Evan Hadingham, 1980



pradieres cave

Entrée des Pradières, Pyrénées centrales, France, une grotte occupée par des chasseurs, de façon discontinue durant la dernière période glaciaire.
Photo: Secrets of the Ice Age by Evan Hadingham, 1980



Dordogne Valley

Vallée de la Dordogne
Photo: Sharon Rogers/Walkhound 1999



Vezere River

La rivière Vézère
C'est la rivière qu'Ayla et Jondalar ont longé à la fin du 'Grand Voyage' pour arriver à la Neuvième Caverne, foyer de Jondalar, qui se trouve sur ses rives. Il y a de nombreuses grottes dans les falaises calcaires, le long de cette petite rivière ; elles ont été utilisées comme habitations par l'homme depuis l'Age de la pierre taillée.
Photo: Sharon Rogers/Walkhound 1999




Dordogne Valley

Les Grottes des Eyzies
Deux lignes, l'une horizontale, et l'autre verticale, tracées à partir d'un 'a' se rejoignent au centre de la grotte principale.

Photo: C. Lyell "The Antiquity of Man" (1873)




The evolution of a rock shelter and its deposits.

L'évolution d'un abri-sous-roche et de ses dépôts

Quand une zone de roches tendres se trouve sous une couche plus dure, le gel entraîne une désagrégation des roches (périodes de gel et de dégel), entaille la roche plus tendre, créant ainsi un abri-sous-roche. (La formation initiale et le creusement ultérieur de la falaise peut être aussi provoqué par une rivière). Quand l'abri fournit assez de protection, il est occupé. La voûte s'écroule périodiquement, recouvrant le matériel d'occupation, comme les os, les cendres, les objets façonnés, avec des roches et de la poussière, puis l'abri est habité de nouveau, et le cycle continue jusqu'à ce que l'abri-sous-roche soit complètement comblé.

Il serait difficile de trouver une meilleure méthode de préservation des fossiles de l'âge de la pierre si celle-ci n'était pas si pénible pour les habitants au moment des chutes de pierres.

Photo: H. Laville et al, 'Rock Shelters of the Perigord'






jondalar

L'abri de Cro-Magnon, l'abri où fut découvert le spécimen type pour Jondalar, l'un des personnages des séries de l'âge glaciaire de Jean Auel.

Photo: Utika 2002






jondalar plaque

Traduction du panneau : « Ici fut découvert en 1868 les hommes de Cro-Magnon par François Berthoumeyrou »

Photo: Utika 2002




font de gaume entranceFont de Gaume
Cette grotte n'a jamais été fermée par des causes naturelles, comme Lascaux par exemple, ce qui explique le mauvais état des peintures. Bien qu'il y ait des peintures partout dans la grotte, elles n'ont pas été découvertes (à nouveau) avant 1901 (par l'homme qui a découvert les Combarelles quelques semaines plus tôt). Les enfants des Eyzies avaient l'habitude de jouer ici, et ils ont gravé leurs noms et leurs rendez-vous sur les parois, détruisant parfois ce que les (supposés) Magdaléniens avaient fait. De plus, l'eau a déposé de la calcite sur les murs, cachant la plupart des peintures et gravures.

font de gaume wolfPeinture d'un loup à Font de Gaume, d'après Breuil - carte postale. Mes remerciements à Anyasun pour me l'avoir fait remarquer.

Ce qui est si spécial avec Font de Gaume, c'est que les animaux sont gravés, puis peints à l'intérieur de la gravure. C'est un grand avantage, parce que si la peinture disparaît, la plupart de la gravure reste encore visible. Récemment, il y près de 3 ans, le sol de la grotte a été rénové pour les touristes. Avant cela, les parois avaient été étudiées de nouveau pour être sûr qu'aucune peinture n'avait été oubliée.

Et environ 180 nouvelles « choses » ont été découvertes, depuis des animaux à de simples signes. La plupart d'entre elles se trouvent derrière une couche de calcite, et peuvent seulement être vues grâce à la lumière des ultraviolets ou des IR. Utika raconte : 'le guide a montré aux visiteurs un vraiment mignon petit mammouth, à peu près de la taille de ma main, qu'ils n'avaient pas vu avant. C'est aussi à ce moment là qu'ils ont découvert le loup. Seule la partie gravée de ce loup subsiste. L'entrée de Font de Gaume est à droite. A gauche, il y a seulement une petite cavité - petite comparée à la grotte elle-même (elle est utilisée de nos jours pour laisser les sacs, et tout ce qui pourrait effleurer les parois, par erreur, durant la visite). Elle est restée dans son état naturel, seul le sol a été modifié pour le rendre plat.

Photo de Font de Gaume et texte : Utika 2002




Font de Gaume

This is a big rock near the entrance of Font de Gaume. Ayla (from the book 'Shelters of Stone' by Jean Auel) says it looks like the face of the Mother.

Photo: Utika 2002



abri pataud

L'Abri Pataud (Les Eyzies)

L'Abri Pataud consiste en un immense balcon d'une centaine de mètres de longueur où l'homme de Cro-Magnon a vécu, chassé et s'est rassemblé. Ils étaient semi-nomades. L'Abri Pataud fut fouillé entre 1953 et 1964. 14 niveaux archéologiques furent découverts, avec en tout quarante campements successifs de chasseurs de rennes, déposés sur des emplacements vieux de 20.000 ans, sous les falaises des Eyzies. Le site et le musée se trouvent dans le village des Eyzies.

Photo: 'Discovering Perigord Prehistory' par B & G Delluc, A Roussot & J Roussot-Larroque. Mes remerciements à Sharon Rogers/walkhound pour m'avoir fait connaître cet excellent livre.




Grotte du Grand Roc

Grotte du Grand Roc

Photo: Per 1999






Le peuple du Cheval


A Sorde-l'Abbaye, près de la ville de Peyrehorade, fut découvert un site magdalénien (fin du paléolithique supérieur) au pied de la falaise du Pastou. La terre a livré baguettes en os, pendentifs et lampes lesquels sont conservés à l'Abbaye voisine d'Arthous, sur la commune d'Hastingues.

Le texte ci-dessus est extrait de : http://www.landescotedargent.com/histoire/avantnotreaire.html

Une campagne de fouilles remarquable a révélé beaucoup d'informations sur un campement Magdalénien appelé Duruthy, situé en un point surélevé, à la périphérie du Pays Basque français. Le réseau fluvial de l'extrême sud-ouest converge ici vers le grand estuaire de l'Adour, qui, dans sa partie inférieure, forme un vaste marécage, barrière infranchissable jusqu'à une époque récente. Le premier point de passage praticable du réseau fluvial, durant la préhistoire, était sûrement près de Duruthy, et il n'est pas surprenant que cette partie de la vallée d'Oloron montre les signes d'une intense activité à presque toutes les époques.

Du sommet de la falaise du Pastou, bien au-dessus de Duruthy, on peut apercevoir, vers le sud, par-dessus la courbe de la rivière, les verts pâturages vallonnés des collines basques, et au-delà, les crêtes élevées des Pyrénées, souvent perdues dans les nuages ou la brume. A cet excellent point d'observation, le capitaine de la garnison locale de Dax découvrit, en 1872, à l'intérieur de l'un des campements, des traces de fortifications datant de l'Age du Fer, y compris un bracelet en or. Cela l'encouragea à fouiller minutieusement la zone, et il découvrit par hasard les gisements des déchets de quatre implantations préhistoriques, échelonnés au pied de la falaise du Pastou, incluant le site de Duruthy. Deux ans plus tard, les pionniers de la préhistoire, Louis Lartet et H. Chaplain-Duparc fouillèrent en partie le tas de débris de Duruthy et trouvèrent une sépulture de la fin du Paléolithique avec un collier de 50 dents percées de lion et d'ours, la plupart d'entre elles gravées d'étranges signes abstraits et à l'occasion d'un motif animal. Duruthy fut, par la suite, délaissé jusqu'en 1957, quand l'archéologue Robert Arambourou visita le site et, parmi d'autres découvertes oubliées, il trouva des fragments d'une mâchoire humaine éparpillés sur le sol. Il fut si impressionné par les débris qu'il obtint la permission de fouiller le site, et chaque année jusqu'à maintenant, il a déployé de sérieux efforts, parfois seul, afin de fouiller le site. Récemment, les contributions de spécialistes en sols et os d'animaux ont considérablement mis l'accent sur le travail minutieux d'Arambourou.

Il y a peut-être jusqu'à 30.000 ans d'occupation d'Age glaciaire évoqués sur les couches de Duruthy, mais pour l'instant, seulement les implantations des Magdaléniens ont été mises à jour, correspondant aux 4.000 ou 5.000 dernières années de cette période. Le compte-rendu commence il y a près de 13.000 ans avant J.-C., quand les Magdaléniens ont, apparemment, visité le site durant de brèves périodes, haltes temporaires au cours d'expéditions de chasse, à une période aux conditions extrêmement froides et sèches, lorsque seulement quelques pins poussaient dans la vallée. Des troupeaux de chevaux sauvages devaient paître dans ce vaste paysage, car ils étaient la proie favorite de ces chasseurs de Duruthy. Les fréquentes avalanches de rochers, tombant de la falaise fissurée par le gel et la glace, les ont peut-être découragés de s'abriter trop régulièrement sous les surplombs peu profonds.

A partir de 12.000 ans avant J.-C., un climat plus chaud et humide prédomine, les pins se multiplient, associés à d'autres espèces comme les aulnes, les noisetiers, les bouleaux, et les saules. Pendant une période de 500 ans, approximativement, les implantations se sont poursuivies à Duruthy, ponctuées par une douzaine de longs intervalles quand les chasseurs s'installaient apparemment ailleurs. Durant leurs séjours, les peuplades de la culture du Magdalénien IV chassaient essentiellement le bison, puis, plus tard, le cheval et le renne. Des coquillages abandonnés et quelques dents de dauphin étaient sans doute des « souvenirs » ramassés sur une côte proche. Les peuplades de Duruthy fabriquaient ou faisaient l'acquisition d'objets d'art extrêmement décorés, en os ou en pierre.

horse head duruthy En 1961, Arambourou fit une découverte extraordinaire dans les couches de cette phase du Magdalénien moyen. Près de la falaise, il découvrit, dans l'espace d'un simple mètre carré, une riche collection d'objets d'art. Il y avait une belle tête de cheval sculptée dans du calcaire blanc, et percée pour pouvoir la porter en pendentif. Une seconde tête de cheval en ivoire, moins expressive, fut trouvée à côté, et fut considérée comme étant fabriquée dans un style plus abstrait ou laissée inachevée par son créateur. A quelques centimètres de la première tête, on trouva une fragile petite perle ronde en jais, qui se désagrégea quand on essaya de la retirer du sol.

Photo: 'Secrets of the Ice Age' d'Evan Hadingham, 1980




horse head duruthy Mais la troisième sculpture retrouvée à Duruthy dépasse toutes ces découvertes par sa qualité et son intérêt. C'est le plus grand objet portatif de l'art Paléolithique jamais trouvé et l'un des plus remarquable. Fabriqué à partir d'un bloc de grès de près de vingt-sept centimètres de long, la tête intrépide et les épaules d'un cheval s'élancent vers l'avant, tandis que les détails du reste de son corps ne sont pas clairs. Le bloc est trop petit pour avoir contenu les pattes du cheval, ou il se peut qu'il ait été prévu qu'elles soient repliées sous son corps en une attitude de repos. De toute façon, les personnes qui le voit aujourd'hui ont du mal à oublier le pouvoir troublant de cette œuvre. M. Arambourou exprime cela parfaitement:

Il est impossible de ne pas être touché par le caractère hiératique de ce cheval, qui est dû tant à la pose de l'animal qu'à la manière dont il a été exécuté. Avec un réalisme qui, néanmoins, suggère la particularité plus que le général, le sculpteur a, il semblerait, exprimé non pas un cheval, mais le cheval.

Photo: 'Secrets of the Ice Age' d'Evan Hadingham, 1980



Le raisonnement d'Arambourou est confirmé par le fait que le cheval a été trouvé posé sur les mâchoires de deux chevaux et contre deux crânes de cheval. L'association de tous ces objets trouvés à cet endroit, sans aucune trace d'inhumation humaine pour les accompagner, laisse supposer l'existence d'une sorte de rituel ou d'autel consacré au cheval, à l'époque du Magdalénien moyen.

L'intérêt de Duruthy ne s'arrête pas à cette période d'occupation par des chasseurs-artistes surdoués. De nouveau, un climat froid s'installa encore une fois dans le sud-ouest et les implantations des peuplades du Magdalénien V semblent être plus médiocres et brèves. Quand des conditions plus favorables revinrent, vers approximativement 9.500 ans avant J.-C., Duruthy fut occupé par les derniers Magdaléniens, d'une manière bien plus importante que précédemment. Le pente située en face de la falaise fut utilisée trois fois plus souvent par rapport à l'époque du Magdalénien moyen. Cette zone fut consolidée par de grands dallages artificiels construits à l'aide de roches de rivière, aménagés en terrasses, peut-être pour atténuer la pente ou pour la rendre moins glissante. Les dallages furent reconstruits huit fois par les derniers Magdaléniens, le plus ancien recouvrait l'inhumation d'une femme âgée d'une cinquantaine d'années, alors que le plus récent a gardé les traces de trous de poteaux sur sa couche supérieure, sans doute pour supporter des structures ressemblant à des tentes.

Ensemble avec les autres communautés installées dans les quatre sites voisins maintenant connus, au pied de la falaise du Pastou, il semble que la population de la vallée d'Oloron a dû vivre, comme Arambourou le décrit, dans « une sorte de grand village ». Toutefois, l'occupation de Duruthy fut toujours saisonnière, seulement durant les mois de Septembre à Février, comme les études des dents de rennes l'ont révélé. En automne, les chasseurs attrapaient des saumons avec des harpons en os (Les arêtes de ce poisson sont constamment trouvées avec ces armes), et durant l'hiver, le renne était l'aliment de base. Durant l'été, les habitants du « village » d'Oloron devaient se disperser pour suivre les troupeaux de rennes pendant leur migration vers les frais pâturages de montagne.

Les derniers Magdaléniens ne semblent pas avoir été intéressés par les arts (quoique des craies d'ocre et des dents percées aient été trouvées), mais la qualité et la créativité de leur travail sur le silex reste inégalée. Il est difficile de ne pas être impressionné par l'abondante production des outilleurs de Duruthy, ainsi que par l'habileté et la finesse utilisées pour les formes de base ; 10.000 outils ont été étudiés, provenant des couches du Magdalénien VI, une large proportion d'entre eux représente de toutes petites lames arrières travaillées d'une manière presque invisible. Lorsque ces petites lames furent examinées au microscope, on s'est aperçu qu'elles portaient des traces de colle sur leur face arrière émoussée, et un étrange lustre sur le bord coupant qui prouve qu'elles ont été utilisées pour couper des tiges de graminées. Il semble probable, donc, que les petites lames étaient cimentées dans un manche en bois ou en os, en forme de faucilles qui étaient utilisées pour moissonner les graminées sauvages de la vallée d'Oloron. Arambourou a aussi identifié les restes de ce qui pourrait être des mortiers et des meules, qui auraient été indispensables pour transformer les graminées en farine acceptable. Cette évidence remarquable suggère qu'une sorte de pain, porridge ou gâteau, peut-être cuit sur des pierres chaudes près du feu, accompagnait les festins de renne organisés dans l'abri de la falaise du Pastou. Il semble ainsi que le génie des artistes du Magdalénien IV ait été égalé par l'ingéniosité technique de leurs successeurs du Magdalénien VI.

Texte ci-dessus extrait des 'Secrets of the Ice Age' d'Evan Hadingham, 1980

Grotte du Grand Roc

Grotte du Grand Roc
Photo: Sharon Rogers/Walkhound 1999






Grotte du Grand Roc

Grotte du Grand Roc, vue de loin
Photo: Per 1999






Grotte du Grand Roc

Grotte du Grand Roc, vue d'une autre direction
Photo: Per 1999






Grotte du Grand Roc

La Grotte de Rouffignac. Comme vous pouvez le voir, l'entrée de la grotte a été considérablement modifiée pour le tourisme. La longueur totale des salles et des galeries, sur trois niveaux, est approximativement de 10 km. La grotte est très longue, c'est pourquoi un chemin de fer à voie étroite, avec des mini-wagons, y a été installé ; ce sont des plates-formes ouvertes pour 6 à 8 personnes. Les peintures de Rouffignac n'ont pas encore été datées, et il subsiste quelque doute sur l'authenticité de certaines peintures.

Photo: Per 1999






Grotte de Vic, decorated with animal figures.

Grotte de Vic, ornée de silhouettes animales
Photo: Per 1999






View from Cave Rouffignac.

Vue de la grotte de Rouffignac. Elle est surnommée 'la grotte aux cent mammouths'.
Photo: Per 1999






La Roque Gageac

La La Roque Gageac, située à 10 km au sud de Sarlat.
Photo: Sharon Rogers/Walkhound 1999






Sean at the hearth

Sean à la 'maison'. C'est une reconstitution d'une demeure de l'âge du bronze, dans la Vallée de la Dordogne, d'une période bien plus récente que celle détaillée dans la série des Enfants de la Terre. Construire des maisons de cette manière entraînait que les jeunes n'étaient plus obligés de se déplacer avec leurs proches parents, ce qui représentait souvent une épreuve stressante, ou de trouver une nouvelle caverne. A cette époque-là, il n'y avait plus de caverne disponible - toutes les cavernes habitables étant déjà utilisées. Il était ainsi possible d'installer sa nouvelle 'grotte' près de l'eau et du gibier, et de l'agrandir, si nécessaire, avec un minimum de travail.

Photo: Sharon Rogers/Walkhound 1999






neanderthals at moustier

L'homme de Néanderthal au Moustier, avec vue sur la Vallée de la Vézère en Dordogne. Dessin de C. Knight, sous la direction de H. Osborn.

Photo: H. Osborn, 'Men of the Old Stone Age' (1916)






La Roque Gageac
Le Moustier en Dordogne. L'homme de Néanderthal a vécu dans ces abris-sous-roche dominant la petite ville du Moustier qui a donné son nom à un ensemble culturel caractéristique d'outils, le Moustérien.

Le Moustier est situé sur la rive droite de la Vézère, au confluent de la vallée du Vimont. Les maisons du village s'étagent sur les pentes rocheuses des affleurements calcaires, à l'angle formé par les deux vallées.

Photo: 'Discovering Perigord Prehistory' par B & G Delluc, A Roussot & J Roussot-Larroque. Mes remerciements à Sharon Rogers/walkhound pour m'avoir fait connaître cet excellent livre.

Ce qui suit est extrait d'un livre de H.Laville et al:

Le Moustier est le nom d'un village situé à 10 km en amont des Eyzies, sous l'éperon d'une falaise formée par l'intersection des vallées de la Vézère et de Plazac. L'abri supérieur a été étudié depuis 1863, et il est maintenant complètement fouillé, ainsi aucune étude supplémentaire n'est plus possible.

L'abri le plus bas est situé 14 mètres en-dessous du niveau supérieur, et occupe la base de la falaise dans le village lui-même, le fondement étant plus bas que la rive actuelle de la rivière. Le première fouille date de 1907. Plus récemment, Laville et Rigaud ont dirigé des fouilles bien organisées en 1969. La majeure partie du gisement a été enlevée, mais il reste une section de contrôle pour des travaux futurs.






The Grotte du Lazaret, Nice, France.

Lazaret tent Le texte ci-dessous est extrait de 'The Prehistory of Europe' 1980 de Patricia Phillips

La grotte du Lazaret renferme une succession de dépôts, mais le sol d'occupation supposé s'étend sur les niveaux supérieurs. Le diagramme (d'après de Lumley, 1969, Une Cabane acheuléenne dans la grotte de Lazaret, Fig 54) montre le plan du sol de la 'tente' du Lazaret, au sud de la France (le médaillon montre la partie préservée de la grotte).

Elle est datée de la troisième période de la glaciation de Riss, conventionnellement parlant, bien que des tests aux acides aminés ont donné des dates de 150.000 ans avant la période actuelle. De Lumley a publié des cartes de répartition détaillées de la position des pierres, des outils et débris en silex, des os, des charbons de bois et des coquillages, et a suggéré que les chasseurs Acheuléens ont créé un abri de 11 m sur 3,50 m, sur un côté de la grotte.

Le bas du mur de l'abri est délimité par des rangées d'os, pouvant inclure des poteaux de soutien. Un rideau de peau et le toit auraient pu être tendus sur ces poteaux. La répartition des découvertes suggère des entrées et des compartiments intérieurs, avec deux foyers dans le plus grand compartiment, et aucun dans le plus petit. La présence de tout petits coquillages, qui auraient pu être attachés à des algues marines, et d'os de pied d'animaux à fourrure, comme le loup, le renard, le lynx et la panthère, autour du foyer et dans le petit compartiment, peut indiquer des couchettes. Les outils sont représentés par des haches et des 'coups-de-poing', et de nombreux outils fabriqués à partir de galets, du type Acheuléen Supérieur.

L'étude des pollens contenus dans les 'coprolithes' (excréments fossilisés) suggère que le climat était plus froid qu'à l'époque actuelle, avec des groupes de pins dans le voisinage de la grotte. L'abri aurait fourni une protection contre le vent et le froid, et représente une tentative de réaliser un 'chez soi'.

Les Fieux, Région du Quercy, France.


Le texte et la photographie ci-dessous sont extraits du remarquable livre Secrets of the Ice Age d'Evan Hadingham, 1980.

Laissons en arrière les falaises spectaculaires de la vallée de la Dordogne et mettons le cap au sud en suivant les routes secondaires; le touriste se retrouve bientôt sur un plateau sillonné par d'étroits chemins et des murs de pierres sèches. C'est le « causse » des hautes terres, la région du Quercy, où un sol maigre nourrit une étendue clairsemée de bouleaux, de buissons de genièvre et d'herbes grossières, attirant des milliers de papillons multicolores durant l'été. Il est possible de marcher une centaine de mètres parmi les bouleaux et de se retrouver complètement perdu au milieu des broussailles, avec dans le lointain, le tintement des clochettes de brebis venant de toutes les directions, embrouillant les sensations encore plus. En fait, c'est une sorte de désert et l'on a du mal à s'imaginer qu'il ait été prospère, ou même habité de façon continue. Et pourtant, les signes sont là: dans les clairières, à la limite des champs, par endroits, surgissent les pierres massives d'une tombe mégalithique, ou « dolmen », érigées, selon toute probabilité, par les bergers du Néolithique, sur leurs pâturages d'été, il y a 4.000 ans, et étonnamment, il existe aussi des grottes ornées, laissées par les chasseurs de l'Age glaciaire.

Ce fût au milieu d'un de ces bosquets de bouleaux, dans un endroit impossible à trouver sans guide, que la grotte des Fieux fut découverte par un groupe de spéléologues, en 1964. Pas de falaise impressionnante, ou de porche auxquels les explorateurs auraient pu être confrontés, l'entrée était un simple « trou de renard » disparaissant sous la terre au fond d'une cuvette peu profonde, au cœur du plateau rocailleux. Au temps préhistoriques, cette étroite fissure s'ouvrait sur une vaste salle à la voûte peu épaisse, brisée petit à petit par les gelées hivernales, et éventuellement remplie par du sable et par les « déchets ménagers » des chasseurs. A la surface, la seule trace visible restait cette cuvette peu profonde. A l'autre bout, la fissure descendait dans l'obscurité de la grotte des Fieux.

Monsieur Caminade, le propriétaire, un homme énergique de quatre-vingt ans, a toujours conduit les visiteurs, lui-même, dans les profondeurs de sa grotte, bien que ses larges épaules puissent tout juste passer à travers l'étroit « trou de renard » de l'entrée. Rampant sur les coudes et les genoux, on s'enfonce de la chaleur du plateau dans la fraîcheur de la grotte, et finalement on se fraye un passage vers une salle plutôt insignifiante de vingt-cinq mètres de long sur treize de large. Ce n'est pas Lascaux, ni Altamira: Quelques-unes de la douzaine de mains peintes sont très difficiles à apercevoir, les trois points rouges tamponnés sur les parois de la grotte à l'aide de trois doigts n'apportent rien, tandis que les seules autres traces sont des gravures très endommagées, représentant apparemment une paire de bouquetins, couvrant le côté d'un bloc déposé au milieu de la salle. Il est vraiment dur d'imaginer qu'une grande cérémonie ou réunion puissent avoir eu lieu ici, dans cette salle à l'atmosphère oppressante, où on glisse et trébuche parmi les petites crevasse boueuses, et où il est facile de se cogner douloureusement la tête aux stalactites hérissées.

les fieux L'empreinte de deux mains gauches intactes peut être vaguement aperçue sur cette photographie prise dans la grotte des Fieux, dans la région du Quercy, au sud-ouest de la France. Elles sont plus nettes sur la petite image que sur la grande où les détails indistincts sont plus nombreux. Plisser les yeux et s'éloigner de l'écran de l'ordinateur peut aider aussi.

Les Fieux ne forceraient pas l'attention si elle était seulement le cas isolé d'un petit sanctuaire mal décoré. En fait, par suite d'une prospection minutieuse durant les dix dernières années, parsemées à travers les collines arides et les vallées encaissées du Quercy, une douzaine de grottes aux peintures ou gravures effacées, ont été découvertes. Les grottes ne se trouvent pas à plus de quelques heures de marche des grandes rivières, le Lot, le Celé et la Dordogne, mais, dans une certaine mesure, ces découvertes récentes remplissent les espaces blancs figurant sur la carte entre des grottes comme Font-de-Gaume près de la Vézère, et Pech-Merle, sur le Lot, qui sont depuis longtemps de célèbres attractions touristiques.

Toutefois, aucun propriétaire entreprenant ne pourrait transformer ces nouvelles grottes en entreprise rentable ; qui paierait pour visiter Le Bourgnetou avec sa gravure de renne presque invisible et sa seule empreinte de main rouge, ou Les Escabasses avec son bouquetin et ces deux vagues chevaux cachés par de hideux dépôts de calcite spongieuse ? Il fût relativement aisé pour les préhistoriens de concevoir de magnifiques théories à propos de la signification de grottes telles que Lascaux où il reste des centaines, voire des milliers d'œuvres d'art. Mais il est difficile d'appliquer les mêmes idées à un niveau si pauvre de décorations pour des grottes telles la Cuzoul de Mélanie (un bison gravé) ou Le Papetier (une gravure de bovidé et trois signes abstraits). Et pourtant, ces récentes découvertes exigent une explication de la même manière que les spectaculaires découvertes du passé. Peut-être suggèrent-elles le travail d'artistes solitaires plus que l'organisation de grandes cérémonies.

L'un des exemples les plus remarquables d'une petite galerie est la grotte de Tibiran dans les Pyrénées où les peintures et les gravures furent observées pour la première fois par le célèbre explorateur Norbert Casteret en 1951. Depuis l'entrée, on glisse dangereusement jusqu'au bas d'une pente raide et boueuse vers la salle centrale, en-dessous. Cette salle est un amphithéâtre à la voûte élevée d'une douzaine de mètres de large, complétée par un « balcon supérieur », une saillie élevée où les artistes préhistoriques ont laissé l'empreinte de mains mutilées sur la paroi (Gargas est à une courte distance, sur l'autre côté de la même colline). L'atmosphère théâtrale de cette salle est puissante, suggérant sans hésiter aux personnes imaginatives un endroit pour danser ou faire des sacrifices. Pourtant, les oeuvres les plus intéressantes de Tibiran ne se trouvent pas ici mais dans une petite cavité reliée à la salle principale par une ouverture extrêmement basse dans la paroi rocheuse.

On rampe péniblement sur les mains et les genoux dans cette toute petite salle, où il y a juste assez de place pour que deux personnes puissent se tenir debout. Il suffirait d'un pas imprudent, d'une main projetée en avant pour garder l'équilibre, et les peintures déjà morcelées d'animaux pourraient être sérieusement endommagées. Les plus belles d'entre elles sont un énergique cheval noir peint, au contour gravé à deux reprises, tandis que, sur le mur contigu, une stalactite tombante, identique à une tête d'ours, est reliée à un corps peint, comme si l'artiste avait été inspiré par le relief naturel de la roche. Il y a aussi les traces d'un bouquetin et peut-être d'un autre cheval. L'idée d'un grand rassemblement rituel dans la salle centrale peut n'être, bien sûr, qu'une illusion, mais il est absolument certain que pas plus de deux personnes pouvaient se glisser à la fois dans la cavité aux animaux peints.

neanderthals at moustier

Le fossile le plus caractéristique de la culture Magdalénienne tardive est le harpon à barbelure, avec une ou plusieurs rangées de 'dents'. Ceux-ci ont été trouvés au Souci, Dordogne.

Photo: G. Clark, 'The Stone Age Hunters'






timescale
Echelle du temps pour le Périgord, qui inclut la région de la Dordogne
Notez que les dates sont exprimées comme étant avant J.-C., et non avant le Présent.
Photo: H. Laville et al, 'Rock Shelters of the Perigord'





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Ce document a été modifié le Saturday 23 April 2011


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